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Talence aura le dernier mot
Article publié le 11/03/2008
Il est 20h30 dimanche soir. Des exclamations de joie sortent du QG de Gilles Savary, prétendant socialiste à la mairie de Talence. Les militants et les colistiers campent depuis trois heures devant la télé. Et puis, ça y est, c’est fait : il pourrait y avoir un maire de gauche à Talence.

Et ça ne s’est pas vu depuis 1983, avec la fin du troisième mandat du socialiste Henri Deschamps. Alain Cazabonne, quant à lui, est maire depuis 1995. De sensibilité centriste, il concourt lui aussi pour un troisième mandat. Mais cette fois, ce sera plus difficile qu’en 2001, lorsqu’il a avait été réélu dès le premier tour « faute d’unité de la gauche », analyse Gilles Savary. Son ancienne adversaire, la verte Monique de Marco, est cette fois-ci deuxième sur la liste PS.

En tête au premier tour, le candidat de l’alliance UMP-Modem comptabilise une très légère avance de 239 voix, soit 46,62% des suffrages, face à son rival qui en compte lui, 44,82 %. Alors, à gauche, on sabre le champagne. « Il y avait trois listes de gauche, mais on s’en est bien sorti », note Mme de Marco, qui considère que ce ballotage incline plutôt en sa faveur. Pourtant, même si l’humeur est plutôt à la fête, la tension ne retombera pas avant dimanche soir.

Et pour cause ! Désormais, ce sont les 660 000 habitants du Grand Bordeaux qui ont les yeux tournés vers Talence. Car la majorité à la CUB, la Communauté urbaine de Bordeaux, se joue aussi dans cette élection. Celui qui gagnera la mairie, remportera la mise à la CUB en apportant à son camp six sièges de plus. La semaine s’annonce donc très chaude. Si Gilles Savary l’emporte, la gauche obtiendra une majorité sans appel à la Communauté. Et en gagnant Talence, les socialistes pourraient parvenir à barrer la route de la présidence à Alain Juppé.

Il y a donc fort à parier que tout le monde va s’activer en cette fin de semaine. On va cogiter, trouver des alliances et arpenter les rues au « porte à porte pour mobiliser les abstentionnistes ». La gauche, qui a trébuché à Gradignan et à Villenave-d’Ornon, où les maires sortants de droite ont été réélus dès le premier tour, veut réparer les pots cassés. Il lui reste quatre jours pour y parvenir.

Mélanie Favreau et Virginie Wojtkowski

La CUB surplombe les municipales

Dans tous les journaux, à la télé et sur les ondes, on parle beaucoup des municipales. Pas un mot sur la CUB ou si peu. Pourtant, le poids de l’organe intercommunal est ô combien plus important que celui d’une mairie. Le président de la CUB a plus de pouvoir sur ses terres que le maire de Bordeaux sur les siennes. Forte de 27 communes, 120 conseillers et plus d’un milliard d’euros de budget, la CUB gère le quotidien de plus de 660 000 habitants. Les compétences de la communauté couvrent de nombreux domaines : les transports, le développement économique, l’urbanisme et l’habitat, l’environnement ou encore l’assainissement.

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