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The Vernon Project sort son premier single (3/3)
Article publié le 1er/04/2008
The Vernon project vient d’entrer en studio pour enregistrer le single "The cave of night", plébiscité par les internautes. L’occasion d’un retour sur cette expérience d’un autre genre. Interview de Damien, créateur du groupe The Vernon Project.

Quel est le parcours du groupe The Vernon Project ?

Le groupe est assez récent en fait. Au départ quand j’ai mis mes démos sur NoMajorMusik il n’y avait pas de groupe. Je faisais des sons dans mon petit studio. Vu le « succès » que ça a eu, je me suis dit que j’allais devoir trouver des copains pour faire de la musique. J’ai repris deux musiciens de mon ancien groupe qui s’appelait "Précipitation". Et deux autres d’un groupe de Bordeaux qui s’appelle "Metisolea". Ce sont des copains, on se connaissait tous depuis un bon moment. On a pas encore fait de concert, on a fait juste quelques répétitions.

Pourquoi avoir tenté l’expérience NoMajorMusik ?

Au départ je me suis dit que c’était un moyen efficace d’avoir un retour sur ma musique. Moi je fais ça chez moi, dans mon grenier, tout seul. Je n’ai pas trop de retour. Donc je me suis dit que j’allais le faire écouter à des gens qui ne me connaissaient ni d’Adam ni d’Eve. J’ai vu que notre son a pris, donc je me suis dit que c’était une bonne vitrine.

Pourquoi NoMajorMusik plutôt qu’un autre label communautaire comme MyMajorCompany ?

Déjà, MyMajorCompany a une sélection à l’entrée, donc je n’étais pas sûr d’être pris. Pour moi ce qu’ils font c’est très commercial, très formaté.. Mais en plus l’esprit ne me plaisait pas trop. En fait il n’y a pas une grande différence avec un label traditionnel, c’est juste la façon de trouver de l’argent qui change.

La suite tu l’envisage comment si ça fonctionne ?

Honnêtement je n’y ait pas trop réfléchi. C’est vachement précaire la musique. Donc je ne me fais pas de plans sur la comète avec ma musique. Maintenant ce que j’envisage c’est de tourner avec mes copains et faire des concerts, après on verra. Là pour le moment je suis en train de composer, de monter un set pour la scène. Là, comme ça part, je surfe sur la vague, j’en profite, je me lance.

Et la tendance en elle-même, tu penses que c’est un mouvement qui va prendre de l’importance ?

L’idéal ça serait que ce soit un phénomène qui se pérennise, que les gens découvrent des groupes comme ça. C’est clair que ça va pas arriver du jour au lendemain. Quand je peux parler du concept j’en profite. Moi je pense que c’est une initiative qui fait que le marché de la musique pourra repartir. Ca passe aussi par des initiatives comme ça, mais ça ne suffira pas non plus.

Tu trouves pas le concept du fan producteur un peu malsain ?

Non moi j’ai senti que les gens voulaient donner des coups de pouce. L’internaute écoute, ça lui plait, il met 20 euros. Si il ne les récupère jamais c’est pas bien grave. Moi je l’ai senti comme ça. Je ne me suis pas senti le produit d’un espèce de système mercantile.

L’idée du site c’est aussi celle d’un vrai échange entre le fan et l’artiste, tu le vérifies ?

Je le vérifie et je l’encourage également. Moi je suis aussi comme tout le monde, je suis auditeur. Et si je pouvais avoir accès à des groupes que je connais et que j’apprécie c’est l’idéal. A la fin des concerts quand l’artiste descend et que tu peux parler avec lui je trouve ça super bien. J’ai même laissé mon email en ligne, les gens peuvent me contacter. On échange. C’est quelque chose de très important pour moi, c’est un peu du relationnel.

T’as vraiment l’impression d’être face à tes producteurs, ils sont actifs ?

Oui, enfin pas tous. Mais quelques uns me demandent où ça en est. A chaque fois qu’on fait un truc on alimente, avec des photos des vidéos. Pour garder ce lien, ce contact, pour qu’ils restent intéressés. Pour moi c’est bien car j’ai envie d’être en contact avec eux.

Actuellement, vous êtes en studio et Denis Barthe, de Noir Désir, est votre ingé son. Comment tu vois la suite ?

Honnêtement je n’y ait pas trop réfléchi. Je ne me fais pas de plans sur la comète avec ma musique. Maintenant ce que j’envisage c’est de tourner avec mes copains et faire des concerts, après on verra. Pour Denis Barthe, ce n’est pas par NoMajorMusik que je l’ai rencontré, c’est moi plutôt qui l’ait ramené à NoMajorMusik. J’ai contacté « Landes musiques amplifiées », une association qui s’occupe de promouvoir les musiques actuelles en Aquitaine, pour trouver un ingénieur du son. Et il se trouve qu’ils ont travaillé avec Denis Barthe qui est justement ingénieur du son. Il a accepté de travailler avec nous.

C’était une rencontre magique. Au début j’étais un peu fébrile. Mais il est tellement sympa que tu oublies que tu as un monstre du rock français à côté de toi, et tu blagues comme si c’était ton pote depuis quarante ans. Il n’est là que pour proposer des choses pour donner une espèce de couleur à notre musique. Sa patte rock. Le concept de NoMajorMusik ne le dérange pas, au contraire il trouve ça très intéressant. Il dit clairement qu’aujourd’hui une maison de disque ce n’est plus ce que c’était. Il y a un directeur artistique pour tout : pour aller du jazz au métal. Donc le fait que plusieurs personnes puissent choisir, il trouve ça logique.

Ecoutez The Vernon project sur leur Myspace.

Claudia Caratori et Carole Filiu

A lire également sur le sujet : "Web-star cherche producteurs" où comment les fans s’improvisent producteurs sur le web. Egalement notre interview du groupe pop rock "MO" qui à cédé à la tentation du label communautaire Spidart.
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