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Film ethno : un festival de croyances
Article publié le 8/04/2008
A Bordeaux, la 13è édition des Journées du film ethnographique (du 09 au 13 avril) annonce une semaine consacrée à la « crise de foi ». Tout un programme.

Tout est parti d’une discussion à propos de la date de clôture du festival : peut-on vraiment clore un événement un 13 avril ? Superstitions, pratiques religieuses ou légendes, les croyances se sont vite imposées comme thématique phare de ces journées, organisées par les membres de l’association l’Autre.

Choix éditorial : la diffusion le même jour des Chemins de la Baraka (voir le myspace de l’auteur ) et de Jesus Camp. Si la projection du premier a été retenue, c’est pour explorer d’autres pistes que celles, très critiques, proposées par les films qui sortent actuellement aux Pays-Bas sur les dérives de l’Islam. Pour Marine, la présidente de la manifestation, « toutes ces réalisations vont dans le même sens. Et les musulmans ne sont pas tous forcément intégristes. C’est seulement l’interprétation que les hommes font des croyances qui les rendent dangereuses ». Les chemins de la Baraka suit la longue et rude marche de pèlerins marocains qui vont dispenser la Baraka, la bénédiction divine, dans une région déshéritée du pays. Message d’espoir, « contre une médiatisation à outrance des faits qui stigmatise l’Islam ».

Jesus Camp de Rachel Grady (voir la bande annonce), récompensé l’an dernier par l’Oscar du meilleur documentaire, aborde le côté sectaire des camps évangélistes aux Etats-Unis. Sur fond de propagande politique, il dénonce l’embrigadement des enfants dans la religion quand celle-ci tutoie l’extrémisme. « On passe Jesus Camp et Les chemins de la Baraka en même temps pour montrer deux manières de vivre sa foi : l’une sectaire et l’autre qui prouve que croire peut être porteur d’espoir. »

De la croyance au fanatisme

Tout comme Jesus Camp, le long-métrage Prophète(s) de Damien Mottier traite des dérives des croyances à travers la rencontre entre un Français évangéliste d’origine ivoirienne et un prophète qui devient son père spirituel. Une programmation qui met en évidence deux manières tout aussi différentes d’évoluer d’une simple dévotion au fanatisme. Peut-être parce que derrière chaque forme de sectarisme se cache un individu à la recherche de quelque chose. Et ça, Marine en est convaincue, « On croit tous en quelque chose, je ne pense pas qu’il y ait une perte de croyances en Occident, mais plutôt qu’elles se sont éparpillées entre la science, les mythes séculaires ou les religions. On peut croire en l’Homme aussi. C’est déjà pas mal. »

Mélanie Favreau

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(1 commentaire)

    9 avril 2008 15:22
    Qui croit en rien ne peut pas être heureux.

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