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Jean François Cledel : lui, il aime l’UIMM
Article publié le 15/04/2008
À l’UIMM, le syndicat des patrons de la métallurgie, on a perdu la trace des 18 944 691 euros retirés en liquide. Quelle a été leur destination ? Apparemment, pas Bordeaux. Selon Jean-François Clédel, président de l’UIMM Gironde-Landes, « il y a un monde entre la province et Paris ».Pour redorer le blason des métallurgistes, jeudi 17 avril, les nouveaux statuts de l’UIMM seront votés. Ils sont censés apporter plus de transparence dans les comptes et donner plus de poids aux chambres territoriales. Une mesure que Jean-François Clédel appuie. On l’écoute :

« Avec la nouvelle réforme, l’UIMM va être le syndicat le plus moderne de France. Les autres vont devoir courir pour acquérir une telle transparence ! On ne pourra plus cumuler la fonction de délégué général et de président, comme c’était le cas pour Denis Gautier-Sauvagnac et nous allons instaurer un comité des rémunérations. Ce comité comptera entre trois et cinq membres pour statuer sur la rémunération des cadres de la fédération. Bien sûr, les rémunérations, ça doit rester un sujet discret, les discussions se tiendront au sein du bureau (ndlr : le bureau est l’instance de décision suprême, réunion des grands pontes).

L’affaire des retraits en espèce a porté préjudice à l’image de la maison. Mais il faut savoir que c’était une pratique d’un autre temps. Bien sûr, il fallait remettre les choses à plat. Avant, on était habitué à avoir du liquide, il y avait des valises entières d’argent qui circulaient. Regardez comment se finançaient les partis politiques. Quand vous avez une valise de billets, c’est plus facile d’en prendre un petit peu et d’en donner à n’importe qui. Quant aux syndicats de salariés, c’est pareil. Ils vivent de moins d’un quart des cotisations de leurs adhérents. Il faut bien trouver l’argent quelque part. D’ailleurs, ils sont restés très discrets sur l’affaire... Finalement, ce sont les sommes en jeu qui heurtent la morale. Les indemnités de départ des cadres les plus puissants de l’UIMM semblent colossales, mais elles sont prévues dans leur contrat et ils y ont droit. Quant à la soi-disant caisse noire, elle est légale. Il s’agit d’une caisse d’entraide et de solidarité, prévue par la loi Waldeck-Rousseau relative à la création des syndicats. Elle sert à indemniser les entreprises en cas de conflit social. C’est vrai qu’elle possède un fond phénoménal. Mais si on se détache un peu et qu’on relativise, 600 millions, c’est 10 euros par Français ». (ndlr : tous les Français n’ont pas adhéré à l’UIMM) ».

Le JTCL

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