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Speed badminton : “On ne s’aperçoit même pas qu’on fait du sport”
Article publié le 3/02/2009
Les jeudi soir, au gymnase Pablo Neruda à Bègles, les semelles des chaussures crissent, les volants fendent l’air et les oreilles sifflent. Raquettes étranges et volants colorés en main, une vingtaine de fous du volant s’entraînent au speed badminton. S’entraînent ? Ou plutôt s’éclatent.

Interview de Cyril Solhelac, président du club de Saint-Jean-de-Luz et créateur du futur club de Bordeaux

- Comment êtes-vous devenu "accro" à ce sport ?

On peut jouer partout, à un point que vous n’imaginez même pas, dans les endroits les plus fous : parkings souterrains, plages, rues,... Le "speed" se pratique 24 heures sur 24 sans limites et sans problèmes d’éclairage grâce au blackminton. D’ailleurs, je suis avant tout un adepte de cette version nocturne, qui se pratique avec des volants et des raquettes phosphorescents. On se maquille avec de la peinture fluo. L’ambiance est tribale. C’est fantastique au niveau visuel. On ne s’aperçoit même pas qu’on fait du sport. Les parties peuvent durer jusqu’à cinq heures alors qu’en journée, au bout de deux heures, on est mort.

- Les qualités pour le pratiquer ?

Aucune, si ce n’est l’envie de taper dans un volant. On n’est pas obligé de jouer sur des terrains, il suffit d’avoir un peu d’espace. C’est un sport ouvert à tous les publics et également un état d’esprit. Pour la compétition, il faut être dynamique et attentif à ce qui se passe. C’est très rapide, ça ne s’appelle pas le « speed » pour rien. Le volant atteint parfois une vitesse proche de 300 km/h. On peut être satisfait d’avoir réussi un coup, mais il peut vous revenir aussi vite qu’il est parti.

- Le coup le plus fort au speed badminton ?

Le smatch reste un coup puissant. Mais le geste le plus efficace et le plus rapide, c’est de jouer au ras du sol. Comme il n’y a pas de filet, il est possible d’envoyer le volant dans le terrain adverse a à peine quinze centimètres au dessus du sol. Je me suis fait surprendre comme ça par des gamins de douze ans.

Propos recueillis par Céline Diais et Mélanie Vives

Speed badminton : Quesaco ?

Le speed tient à la fois du tennis, du squash et du badminton. Cette discipline sportive est née outre-Rhin en 2004. A l’origine : des joueurs de badminton, désireux de pratiquer leur sport favori à l’extérieur. On joue avec un volant, le speeder, plus lourd et plus court qu’au badminton, et une raquette semblable à celle du squash mais avec un manche plus court. Le terrain est composé de deux carrés de 5,50 mètres, sur la longueur d’un terrain de tennis. La spécificité de ce sport : aucun filet.

Le but est d’envoyer le volant dans le carré adverse. Le match se joue en deux sets gagnants de 16 points. A vos raquettes !


Montagne, plage, désert, parking, rien n’arrête les fous de speed badminton :

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