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Le vrai-faux journal d’Alain J.
Article publié le 10/03/2009
Chaque semaine, imprimatur infiltre le blog d’Alain Juppé.

Lundi. Conseil municipal au Palais-Rohan, ambiance torride. A l’ordre du jour : ma vision du Grand Bordeaux horizon... 2030. Ah ! On n’a pas fini de se bidonner ensemble. Pour les réconforter, je leur en lâche une bonne sur l’importante vitalité culturelle de Bordeaux. Là c’est sûr, je les ai sciés.

Lundi (suite). Une lettre de menace ? Comme si on pouvait m’intimider, moi, un Landais ! Couteau entre les dents, droit dans mes rangers, je comptais bien tancer cet insolent. Heureusement qu’Isa était là pour refréner mes ardeurs. Sinon, je l’aurais plumé, ce corbeau de malheur, parole de scout. Finalement, je ne sais pas ce qui m’emmerde le plus, cette lettre, ou le fait que Dati et Alliot-Marie aient reçu la même. Le petit Nicolas aussi, à croire qu’on me prête encore un destin national...

Mardi. Le nain jaune commence sérieusement à me les briser. Contre mon gré, il a décidé d’imposer Christine de Veyrac, colistière de Dominique Baudis et candidate défendue par Giscard aux européennes. A coup sûr, le barbon est allé pleurer dans ses jupes. Avouez qu’il y a de quoi être furax, cinquante ans qu’il nous pourrit la vie, l’Auvergnat !

Mercredi. Colloque sur l’optimisme en politique à l’Assemblée nationale. Décidément, l’UMP ne manque pas d’humour. Ils avaient même invité un spécialiste : moi ! Après tous les coups que j’ai pris en Chiraquie, ça passerait presque pour un hommage. Et ils n’ont pas été déçus. Je leur ai sorti de mon chapeau une tirade du meilleur effet. Signée Goethe s’il vous plaît : « Le pessimiste se condamne à rester spectateur ». La classe, non ? Moi, je me sens encore tout chose.

Vendredi. Nous sommes sauvés, la prohibition ne frappera pas les dégustations de pinard. Ouf ! On est passé à deux doigts de l’insurrection à Bordeaux. Voir ma tête au bout d’une pique pour les idéaux de Bachelot, cela aurait manqué cruellement de panache. A la mairie, les collègues gueulent quand même pour les open bars. Finis les chaises musicales, les strips et les sauteries. Dommage, qu’est-ce qu’on a pu se marrer avec les copains.

Dimanche. Journée de la Femme, vivement demain. Et si Bordeaux en était une ? Encore une question conne de ces foutus journalistes. J’aurais mieux fait de m’abstenir de répondre. Trahi par mes vieux démons, je l’ai imaginée... blonde. Je vous raconte pas la tannée que j’ai prise en rentrant à la maison, mes oreilles en sifflent encore.

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