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Les vampires attaquent
Article publié le 7/04/2009
Un jeu de rôle cérébral et sanglant réunit chaque mois une vingtaine de mordus bordelais.

Au centre d’animation du Grand Parc, une fois par mois, les lumières s’éteignent à la nuit tombée. A la lumière des bougies, des silhouettes inquiétantes entrent en scène : un géant à la barbe argentée et au t-shirt maculé de sang, un colonel bardé de médailles, une dame en velours et dentelles noirs cachée derrière son loup argenté... Tous ces personnages, une vingtaine au total, sont les joueurs d’une version théâtralisée de "Vampire : La Mascarade", un jeu de rôle américain des années 90. La trame de l’histoire est adaptée par trois conteurs, maîtres du jeu, pour replacer les scènes dans l’univers spatio-temporel bordelais.

Première partie de soirée : à table, au son de percussions entêtantes et de guitares saturées, le groupe dirigé par Gokalp, un vampire passé maître en sciences occultes, est pris à partie par une bande de diables espagnols ivres, armés de cadavres de chiens fumants. Machouilleur, le géant masqué, subit des attaques foudroyantes. La scène -imaginaire, on l’aura compris- est censée se dérouler à Lormont, dans une casse abandonnée aux vents. Pour gagner le combat, les personnages jouent au Shi-Fu-Mi (Papier-Caillou-Ciseaux). Les règles simplifiées permettent d’intégrer au mieux les néophytes.

Pour quelques gouttes de sang...

On joue aussi au théâtre. Dès minuit, les vampires se réunissent pour une soirée mondaine autour du Prince ad vitam aeternam de Burdigala. Chaque mort-vivant appartient à un clan différent, mais tous ont les mêmes buts : gravir les échelons de cette société parallèle. Être fin stratège, user de diplomatie, de réflexion, de forces surhumaines et de savoirs magiques aussi puissants que possible sont toutes les armes dont disposent les joueurs. Malgré cette lutte acharnée, des affinités se créent. Un mariage a même été célébré dans ce jeu "semi-réel" entre deux joueurs amoureux dans la vie. Les maîtres du jeu donnent un cadre et les joueurs sont libres. Ce sont eux qui font évoluer cette pièce macabre. Car, il ne faut pas l’oublier, être vampire, c’est se nourrir de sang humain. Et c’est une malédiction !

Anne Frintz

Photos : Jérôme Perrot - Anne Frintz

Infos pratiques : Sébastien Barnetche 06 62 16 79 49, saitomeli@hotmail.com, www.edil-asso.com, prochaine soirée le 16 mai, création du personnage trois semaines avant, participation : 5 euros.

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(1 commentaire)

    7 avril 2009 23:12
    hmm, pas mal comme article, on vend pire !

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