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A Marmande (47), le "off" de Garorock en mode teknival
Article publié le 7/04/2009
Break Beat Electro, Tribe, Hardcore, Tekno, Tribecore, et même Minimal : le maître mot du week-end est diversité. C’est parti pour plus de 72 heures au rythme de sons electroniques. Chacun s’organise à sa guise.

Dès vendredi soir, c’est l’affluence. Les tentes se plantent tous azimuts, les voitures encombrent rapidement les parkings, les bivouaques s’installent. Les festivaliers sont nombreux et s’installent sur 65 hectares de verdure le long de la Garonne. "Sur l’ensemble du week-end, le camping accueille plus de 20 000 visiteurs. C’est encore plus que l’année précédente" insiste Philippe Girerd, directeur du service culturel de la ville de Marmande. Tous ne se rendent pas sur le site du Garorock festival. Un grand nombre préfère rester au camping, profiter de sa gratuité, plutôt que de devoir marcher près de quatres kilomètres pour accéder à cet évènement payant. La mise en place d’un système de navette ne suffit pas, les festivaliers sont bien trop nombreux.

Les murs de sons, eux, n’ont pas été recensés. Ils se sont installés à une extrémité du camping, si bien qu’à l’entrée, pas un bruit ne trahit leur présence. Pourtant dès la nuit tombée, les décibels explosent. Les faisceaux de lumière éclairent les corps des "teufeurs".

Les rythmes envoutent. Les lumières fascinent. Les "dj-set" et les "live machine" entraînent les danseurs dans une transe incontrôlable. Une ambiance festive et convivale envahit le public qui rie, crie, discute, saute. Les pieds foulent l’herbe et l’air de la nuit rafraîchit les visages. Le dancefloor ne se limite à un espace clos et bétonné. Les forces de l’ordre ne s’introduisent pas jusqu’ici, et reste aux bords de la route. La nuit appartient aux "raveurs".

La première soirée fut intense. Les Travel Karma, les Revoltek, les Anabolik, les Psylos Actifs, le Manège Déjanté, autant de "sound systems" venus de Charente, du Lot-et-Garonne, de la Gironde pour installer leurs enceintes, leurs platines, leurs amplificateurs, leurs stromboscopes.

Mais au petit matin, la fatigue gagne les corps. Il y a toujours la poignée de courageux, ceux qui enchaînent les trois jours sans dormir. Mais pour la majorité, il est temps de se reposer. Les plus organisés regagnent leurs tentes, les plus équipés retrouvent le matelas confortable du camion, certains s’entassent à quatre dans une voiture, et les autres s’égarent. Près d’un feu de camp, sur le bord du chemin, ou entre les enceintes, il faut vite reprendre des forces. La fête n’est pas encore finie.

Après une sieste plus ou moins longue, le teknival prend une autre dimension. Le jour s’est levé. Les enfants trottinent, des piques-niques improvisés permettent de faire le plein d’énergie et d’éponger les excès de la veille. Certains installent des stands : cafés, sandwichs, crêpes, plats cuisinés... Les prix affichés restent dérisoires : un menu économique.

Le soleil réchauffe. Sa lumière permet d’observer le résultat du tumulte nocturne. Les forces de l’ordre en profitent pour s’avancer sur le site.

Mais rien ne vient troubler l’ambiance festive. Et les activités se multiplient. En teknival, on ne fait pas que danser, même si la musique reste omniprésente.

La nuit arrive de nouveau. Et le cycle reprend son cours. Sur les trois jours, les autorités font un bilan relativement calme. Une bonne ambiance règne sur le site. Quelques saisies de stupéfiants, des agressions à l’arme blanche, des vols, mais selon eux, rien de grave. Pourtant, Pollet Gabby, chef du dispositif de l’unité mobile de premier secours et d’assistance médicale confie des détails un peu plus sordide. "Un garçon s’est fait mordre dans une baston. On lui a arraché la lèvre. Il est en greffe maintenant." Chaque festival à son lot de faits divers. Le Garorock et son off n’y échappent pas.

Tania Gomes

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(6 commentaires)

    21 avril 2009 19:18

    bravo pour ce reportage objectif et qui évite la plupart des pieges sur le sujet. Je fais partie d’un son qui a posé là bas et ça change d’etre montré sous cet angle globalement positif !

    nb : on dit "stroboscope" pas "stroMboscope" :)


    21 avril 2009 19:32, par GGCOUSTIK
    Franchement grand respect pour l article. C notre mur ou le gonz dort dessous. Merci à toi ami journaliste.

    22 avril 2009 18:32, par fimoacide
    Quand je suis arrivé le vendredi vers midi et que j’ai vu les camions et entendu le son au bout du parking du camping j’ai été agréablement surpris !! Le son étai pas très fort et je pensai que c’était seulement quelques teufeurs munis d’un peu de matos qui étaient venu tous comme moi au festival ! C’est vers cinq heures du mat en rentrant du festoch que mes oreilles ont trahi le teknival et c’est ensuite qu’avec ma moitié nous nous y somme laissé porter par nos jambe juste le temps d’y faire un petit tour car nous étions déjà bien fatigué.. ! Mais c’était tout de même bien tripant !! Je pensais en arrivant sur les lieux que ce n’était qu’une free party mais en arrivant sur le premier son on s’est aperçu qu’il y en avait un autre tout proche et ainsi de suite. J’ai vraiment adoré cette petite aventure ! De plus il y avait des WC et douches propres à dispositions et nettoyées chaque jours ! Nous somme resté seulement le vendredi mais j’ai repensé aux derniers teknival que j’ai faits et mon dieu que ça aurait été le pied !! Et là je suis bien tenté de dire à la guerre comme à la guerre !!

    23 avril 2009 07:27, par Yaftar23
    Enfin un article objectif sur les SoundsysTems... C’est un plaisir de voir du vrai journalisme. Merci

    1er avril 2010 16:31, par spyrou
    j y ete egalement et g reelleement passe de bon momment dans le off le reportage et tres bien fais mais il ne pouvait etre autrement car nous avons ete l espace de trois jour qu un peuple qui danssaient donc un peuple heureu d etre present g manquais le vendredi petit souci sur la route mais nous nous sommes nien rettrape les jours suivant demain c celui de l année 2010 qui commence et je ne pourrais etre present un peu degouter mais bon je dis a marmande que je serai la pour 2011

    7 avril 2010 10:36
    meme trip que Fimoacide^^.Je suis venue au festoch’, et je suis tombée par hasard sur le tek. P’tain j’avais oubliée à quelle point j’aimais le son !J’ai presque regretté d’avoir eu un pass garorock ;p au passage un grand THX à Sammy et aux soundsystem !

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