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Foot en salle : ces petits terrains sur lesquels miser gros
Article publié le 2/02/2010
Les journalistes du magazine Capital parleraient d’une ascension fulgurante, voire d’une success-story. En à peine deux ans, près de dix complexes de « foot en salle » se sont installés à Bordeaux et dans la CUB. Le dernier né n’a pas six mois.

« On a senti le potentiel ». Diplômés en management du sport pour l’un et en création d’entreprise pour l’autre, Sébastien Paulin et Yoann Dessalles ont eu le nez creux. En 2007, les deux amis quittent Clermont-Ferrand pour s’associer et monter leur propre société. Zone industrielle de Martignac (au sud de Bordeaux), un local de 1 500 m2, deux mois de travaux, un investissement de 280 000 euros, et un prêt sur 7 ans « pour lequel il a fallu convaincre ». En plus, ils sont les premiers.

Le 1er mai 2008, Offside 33 ouvre ses portes. Trois mini-terrains de foot , deux pour jouer à « 5 contre 5 », et un « 3 contre 3 », construits par deux entreprises spécialisées, une dans les terrains, une autre dans le gazon synthétique. En plus de la pelouse, une clientèle « entre 25 et 35 ans » investit vite les tables Ikéa du snack-bar, dont les recettes représentent aujourd’hui 30% du chiffre d’affaires.

Sébastien serre les mains et sert les bières. Avec un loyer de 8 000 euros par mois, les gérants ont fait le choix de tout gérer eux même, et de miser sur la convivialité. Si l’idée de monter d’autres complexes de ce type a été un temps à l’ordre du jour, elle a vite été balayée par l’arrivée des concurrents. En janvier, Futbol Futbol s’installe pour un investissement de 500 000 euros et compte déjà 70 000 visiteurs après une année d’existence. Résultat, 5 à 10 % de fréquentation en moins pour Offside, et une concurrence qui va en se diversifiant.

Du foot, des chèques, et des jeux

De l’autre côté du pont de Pierre, Bordeaux Soccer fait monter les enchères. Six terrains, une salle de musculation, un sauna, un restaurant, et un parc d’animation pour enfants. La structure de 4000 m2 est signée Franck Jurietti, ex-Girondin et Jérôme Lepere ancien gardien de but de Geugnon. « Il faut être passionné de foot pour travailler ici, sinon tu craques », s’amuse Julien Mariet, un des douze salariés du dernier-né des complexes, partenaire des Girondins de Bordeaux et de la marque Puma.

D’autres anciens footballeurs ont flairé le bon filon. Ils gardent ainsi un pied dans le milieu tout en se frottant à celui des affaires : Dominique Casagrande à Lyon, Eric Cantona près de Nantes, Zidane à Aix-en-Provence avec un projet qui s’élèverait à 4 millions d’euros. Quant à Jurietti, il se dit prêt à « aider des amis » à monter une autre salle, à Niort.

Julie Urbach et Boris Massaini

Petit lexique du foot en salle

Futsal : né dans les années 1930 en Amérique du Sud, le Futsal dépend de la Fédération Française de Football. Il se joue sur un terrain en dur de type handball, et dispose de règles spécifiques. Tout contact y est interdit.

Foot indoor ou foot en salle : en fait, il n’a pas de nom officiel. C’est LE football à la mode. Les complexes de foot indoor poussent partout à une vitesse impressionnante. Il se joue par équipe de 2 à 5 joueurs sur des terrains dont la taille varie. Il n’est rattaché à aucune fédération.

Les appellations Jorkyball (deux contre deux) et Fut5 (cinq contre cinq) sont en revanche des marques déposées. Comme au Futsal, tout contact y est interdit. Elles sont liées à la Ligue française de Jorkyball et de Fut5 (LFJF). Les centres affiliés doivent donc fabriquer des terrains qui respectent les normes imposées par la ligue et son seul fournisseur, WSB. Il est l’unique interlocuteur en France pour qui veut ouvrir un centre affilié. A Bordeaux, seul Futbol Futbol est affilié, ce qui lui permet d’accueillir des compétitions nationales et internationales, dont la Coupe du Monde en juin.

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(1 commentaire)

    7 avril 2010 12:36
    Ce n’est Martignac mais Martillac !!!!

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