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Ozkan Sankar : la lutte dans le sang
Article publié le 2/02/2010
Athlète très connu dans son pays, le lutteur Turc Ozkan Sankar transmet maintenant son savoir à son fils.

Six fois champion de Turquie, une fois champion du monde, une épaule déboîtée, tel est le palmarès d’Ozkan Sankar. Aujourd’hui retraité des tatamis, l’homme transmet les « secrets »de la discipline à son fils. Et il a de quoi faire. À 11 ans, il a lui-même appris ses premières techniques auprès de son père. À 16 ans, il devient professionnel et troque l’école contre le club. Deux entraînements quotidiens, « même le samedi et le dimanche », il gagne rapidement des championnats. « Comme si tout s’était fait naturellement », résume simplement Ozkan. Pas vraiment d’explication à sa vocation donc, mais tout de même quelques souvenirs. L’excitation du soir en attendant l’entraînement du lendemain matin, les « longs, très longs » déplacements en bus pour les championnats du monde, les milliers de spectateurs. Enfin, les courts instants avant le début du match, où « d’abord tu trembles », et puis « tu te rends compte que ça passe » avec l’expérience.

« En France, c’est pas pareil »

Dix-sept ans plus tard, Ozkan n’est pas revenu au centre du tatami. Arrivé en France, l’Ankariote, 1m75 et 116kg, est devenu chef : d’abord de famille, puis d’une entreprise de maçonnerie. S’il assure que la lutte ne lui manque pas, il cherche dès qu’il le peut un match à regarder sur une des vingt chaînes turques qu’il reçoit grâce à sa parabole. Et pour revivre l’ambiance et les techniques qu’il dit « ne jamais pouvoir oublier », l’homme assiste régulièrement à l’entraînement de son fils, Gülkan, au club de lutte de Lormont.

La bienveillance du papa se mêle à l’exigence de l’athlète. Les bras sont croisés et l’oeil est attentif. « Pour être bon, il ne faut jamais s’arrêter », explique Ozkan. Pourtant, ce n’est pas cet avenir qu’il veut pour Gülkan, qui lui, à 15 ans, « est fort en classe ». Car en France, ce n’est pas pareil. « C’est école d’abord, et lutte ensuite », afin de perpétuer, pour le bonheur du papa, le « virus » de la famille Sankar.

Julie Urbach

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