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Un match à oublier
Article publié le 15/02/2010
Dimanche 24 janvier 2010, 13h. Sur un champ de patates de l’agglomération bordelaise. Match de foot de 2ème division de district, 12ème division nationale. C’est l’heure des braves. L’enjeu est énorme.

La dizaine de supporters du quartier est venue soutenir ses potes. Et braver la pluie, le froid, le vent. Bref. Un temps à ne pas mettre un chat dehors. Et rapidement, ils regrettent d’avoir raté Attention à la marche. 1 à 0 pour les visiteurs. On ne joue que depuis dix minutes.

Bons derniers au classement et aucune victoire au compteur, les joueurs s’énervent, s’engueulent. Et la dizaine de potes suit le mouvement. Après un tacle rugueux de l’un des leurs, ils applaudissent. Ils encouragent gestes musclés et autres coups d’épaule virils. A un penalty indiscutable pour leurs adversaires, ils s’en prennent à l’arbitre. 2 - 0.

Dans la foulée, l’attaquant, un poète, un vrai, sèche un défenseur adverse. Arrivée des pompiers. Carton jaune pour l’un. Clavicule cassée pour l’autre. Fin de l’épisode.

Les esprits se calment. L’ attaquant réduit le score. Mi-temps. 2 - 1.

Au bord du terrain, on s’impatiente

A l’heure de jeu, l’ailier gauche égalise. Les supporters peuvent exulter et les visiteurs du jour s’énerver. Les noms d’oiseaux fusent. Le statut professionnel des mamans des joueurs semblent être au cœur des débats. Cinq minutes d’arrêt de jeu. La poignée de supporters veut sortir la boîte à gifles. L’arbitre distribue son lot hebdomadaire de cartons. Le jeu reprend ses droits. Et l’attaquant rejoint le banc. Son remplaçant inscrit le troisième but.

A 3 - 2, supporters et joueurs n’attendent plus que le coup de sifflet final. 5, 6, 7 minutes d’arrêts de jeu. Au bord du terrain, on s’impatiente.

- « Bon, il a oublié son sifflet l’arbitre ou quoi ? »
- « Nan, mais ça va encore jouer une heure. En Afrique, il y a une heure de décalage. »

Valentin Gendrot

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