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La 3D, nouvelle star des salles de cinéma bordelaises
Article publié le 6/04/2010
Avec les films en 3 dimensions, les spectateurs sont de nouveau prêts à faire la queue devant les cinémas. « Nos deux salles équipées pour la 3D font le plein » confie Michel Demortière, responsable technique du Mégarama à Bordeaux. Le succès du film Avatar en 3D anime les salles et aussi les caisses des cinémas.

Avatar, Alice aux pays des merveilles, Dragons, Le choc des Titans, Shrek 4, Le voyage extraordinaire de Samy en 3D... Aujourd’hui, ces films attirent principalement les jeunes mais aussi les adultes. « Le cinéma numérique, c’est le cinéma de demain. Ainsi, la 3D, c’est un bon investissement » explique Philippe Regoli, le directeur du Mégarama. Depuis le mois d’octobre, les retours sont plutôt positifs. A la hauteur des dépenses engagées pour équiper les salles dont les prix atteignent entre 80.000 et 120.000 euros pour un projecteur numérique ; entre 20.000 et 40.000 euros pour l’écran métallisé ; et 80 centimes pour chaque paire de lunettes. Ce qui n’empêche pas Philippe Regoli de penser déjà à l’installation d’une troisième salle entièrement équipée pour la 3D.

Qu’est-ce qui nous séduit, nous, les spectateurs, en 3D ? Notre présence dans le film. Tout se déroule devant nous ou même à côté de nous. Une fleur qui s’épanouit, un oiseau qui vole, un avion qui décolle... Une grande qualité d’animation et une hyper-réalité offertes en échange de 3 euros de plus qu’un billet au tarif habituel. Soit 1 euro de plus pour la 3D et 2 euros pour les lunettes, si nous n’en avons pas encore. Pourquoi s’en priver ?

Aujourd’hui, la 3D est en plein boom. Mais personne ne sait vraiment ce que sera son avenir : un échec artistique ou une réussite commerciale remarquable ? Ce que Philippe Regoli et Michel Demortière disent, c’est qu’il s’agit d’un bon investissement « pour aujourd’hui ». « C’est un effet de mode » ajoute le directeur du Mégarama. Tous les producteurs ont tendance à faire passer au second plan le contenu au bénéfice de l’ambiance et de l’hyperréalisme.

Ainsi le nombre des productions va augmenter, comme le nombre des salles équipées. Même si « tous les films en 3D ne méritent pas d’être en 3D », nous allons voir beaucoup de films en 3D dans les mois prochains. Les salles devraient continuer à accueillir un grand nombre de spectateurs. En coulisses, les techniciens s’habitueront à travailler avec des projecteurs numériques plus compliqués et plus fragiles... Quant aux caissiers, ils vont devoir accélérer leur rythme de travail pour faire face à l’afflux de spectateurs.

Simgenur Gudeberk

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