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Les badistes de l’union Saint-Bruno au zénith
Article publié le 27/01/2011
Le club bordelais possède l’une des meilleures équipes françaises de badminton depuis trois ans. La recette de leur succès ? Une grosse dose de travail et une ambiance conviviale.
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Matthieu Lo Ying Ping, quintuple champion de France en simple.

« Hongyan est arrivée il y a sept ans, alors que Matthieu est un pur produit du club. Il a débuté à l’âge de neuf ans, et occupe aujourd’hui la place de numéro 2 français », se souvient Renaud Gaucher, directeur technique au sein de la section badminton de l’Union Saint-Bruno. Dans son bureau où règne une atmosphère détendue, l’homme au club depuis 1992 ne tarit pas d’éloges pour ses deux protégés. Matthieu Lo Ying Ping est à la 45ième place mondiale et Hongyan Pi est l’actuelle sixième meilleur joueuse mondiale. Ils ne s’entrainent qu’à Paris pour des raisons logistiques. Seul l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (INSEP) possède les infrastructures nécessaires pour tous les meilleurs joueurs français mais les deux petites pépites ne manquent aucune rencontres avec l’Union Saint-Bruno.

En chiffres

144 847 : le nombre de licenciés en France (janv. 2011)

136 : le prix de la licence pour les compétiteurs

1992 : date à laquelle le badminton est devenu un sport olympique

421 km/h : record de vitesse du volant établi par le Malaisien Tan Boon Heong

Un apport technique considérable qui a donné au club bordelais les moyens de se hisser au sommet de la discipline. La politique de formation axée sur la jeunesse et les recrutements judicieux lui ont permis d’exploser en 2006. Au rayon des grosses pointures, Simon Maunoury, double champion de France en 2006 et 2007, apparaît d’ailleurs comme l’un des piliers de l’équipe 1 qui a pour objectif de remporter le titre cette année.

"Pas au sérieux"

Mais d’où vient ce pouvoir d’attraction ? « L’union Saint-Bruno, c’est un projet sportif, axé sur la formation des jeunes (l’USB a été élu meilleur club jeune de France en 2005 et 2006, NDLR), et le club a surtout une bonne image liée à l’ambiance. On ne se prend pas au sérieux ! », admet Renaud Gaucher. Mais la compétition n’est pas l’unique raison d’être du club qui accorde une place de choix à la pratique dite « loisir » de la discipline. Equipé de trois salles à Bordeaux, les badistes amateurs peuvent venir s’exercer en jeu libre.

Le nombre de licenciés n’a fait que de croître depuis vingt ans, au prix de refuser cette année de nouveaux arrivants. « Le club atteint les 400 adhérents ! », se satisfait Renaud Gaucher, qui dénonce pourtant un cruel manque de médiatisation. L’Équipe a consacré plusieurs articles au championnat du monde 2010 organisé à Paris, mais à la télévision la couverture médiatique nationale reste inexistante.

En gardant l’espoir de voir un jour naître une reconnaissance plus globale, l’Union Saint-Bruno accueille le 12 février prochain Mulhouse pour une rencontre déjà capitale. Une victoire assurerait aux Unionistes de disputer les play-offs (où s’affrontent les quatre meilleures équipes de la saison) les 13, 14 et 15 mai prochain à La Teste en Gironde.

Ugo TOUROT et Laurent POMEL

"Peu représentés dans les médias"

Au club depuis 1992, Renaud Gaucher est directeur technique de la section badminton du club de l’Union Saint Bruno. Il nous expose la situation actuelle du badminton en France.

Que pensez-vous de la médiatisation du badminton en France ?

Nous sommes très peu représentés dans les médias. Pour remédier à cela, il nous faut des partenaires financiers ainsi on pourra professionnaliser le sport. Après c’est justement à vous journalistes de venir nous voir.

Comment les clubs français sont-ils financés ?

Les mairies, les conseils généraux et régionaux nous aident. Ensuite ce sont les partenaires. Nous concernant, la compagnie d’assurance AG2R La Mondiale nous aide ainsi que la marque Babolat qui nous fournit le matériel et le textile.

Un joueur professionnel a-t-il un salaire suffisant, comparé à d’autres sports ?

Les trois meilleurs joueurs français, comme Hongyan Pi et Matthieu Lo Ying Ping, gagnent correctement leur vie, notamment grâce aux aides publiques, sponsors et primes de match. Pour les autres joueurs c’est plus difficile. On est bien sûr très loin des salaires que l’on entend dans le football.

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