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Casse auto, des caisses à gogo
Article publié le 27/01/2011
6000 m² de taule froissée, de pièces détachées, de véhicules désarticulés. Après deux ans de prime gouvernementale, la casse auto Labadie à cenon a quasiment doublé les chiffres de son activité. Une opération positive qui cache un avenir incertain.

Partout, la ferraille rouillée recouvre le sol de béton, les carcasses multicolores s’accumulent. 6 000 m² pleins à craquer C’est le résultat de deux ans de prime à la casse. Pour Isabelle Bonnenfant, gérante de la casse automobile Labadie, à Cenon, la mesure du gouvernement représente "clairement un avantage". D’ordinaire, 1 200 véhicules sont déposés chaque année dans ce cimetière métallique. En 2009, 1 419 épaves on été prises en charge, 1 850 en 2010. Une très nette augmentation qui a nécessité une embauche pour le démontage et la dépollution. « On a dû refuser des partenariats avec des concessions en sachant que l’on allait être à notre maximum de capacité. »

Pas de profil à établir pour les modèles voués à démolition. Des vieilles Visa et Simca aux 406 coupés, Isabelle explique avoir tout vu. « Même une Clio Sport d’à peine dix ans, ça fait mal au cœur mais c’est comme ça ! ». La majorité des véhicules se révèle être en bon état.

La prime, bénéfique... À court terme

L’arrivée massive de véhicules d’au moins dix ans a permis de stocker de nombreuses pièces. Leur revente est une des activités majeures de l’entreprise. Pour le moment, pas d’inquiétude mais un effet boomerang est à prévoir. Pendant deux ans, la prime a relancé le marché du neuf et permis de renouveler le parc automobile français. En conséquence pour les casses, les prochaines années seront beaucoup plus pauvres en arrivées de véhicules et donc de pièces. « Le manque se fera ressentir, c’est obligatoire, on ne sait pas ce que l’on va devenir », explique Isabelle. Elle cherche désormais un moyen de combler ce futur manque à gagner.

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