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Six femmes puissantes (1/6)
Article publié le 14/04/2011
Elles ont toutes le projet de monter leur entreprise ou de trouver un travail dans lequel elles s’épanouiront. Elles, ce sont les douze femmes qui ont intégré la formation " Entre-prise d’initiative et d’emploi" organisée par le Centre d’informations du droit des femmes et des familles (CIDFF) de Bordeaux. Rencontre avec Clarisse, Marina, Julie, Furuzan, Isabelle et Anne-Cécile.

Clarisse : "Ce boulot, c’est mon prince charmant"

Clarisse Nguingom a 37 ans. Elle souhaite devenir dessinatrice industrielle. "C’est difficile d’y arriver, mais c’est un secteur où il y a du travail", explique d’un ton calme la jeune femme d’origine camerounaise. Derrière ce large sourire et ces yeux pétillants se cache une amoureuse des défis. En septembre 2011 elle espère intégrer une formation de dessinateur technique à Lormont. Motivée a 200 %, son seul obstacle c’est l’argent. "La formation coûte 8 940 euros", explique Clarisse. Là où d’autres auraient déjà baissé les bras, la Bordelaise conserve un moral d’acier. Avec le CIDFF, elle contacte diverses associations. Bientôt, elle passe un entretien d’embauche pour un contrat aidé de quatre mois dans le bâtiment.

"La vie est un combat permanent. Je ne peux pas lâcher. Ce boulot, c’est mon rêve de jeune fille, c’est mon prince charmant", confie-t-elle avec ce sourire qui ne la quitte jamais. "Avoir quelque chose de solide, un métier qui tienne la route", voilà le but ultime. Si Clarisse croit tant à ce prince charmant, c’est parce qu’elle sait déjà ce que signifie partir à zéro. Arrivée seule du Cameroun il y a dix ans, elle a enchaîné les petits jobs et les galères qui vont avec. "J’ai fait des ménages à gauche à droite. J’ai aussi travaillé sur des chantiers", raconte la jeune femme. Marre des petits boulots, elle veut surtout se montrer de quoi elle est capable. "Si tu prouves qu’en dehors du ménage tu es capable de faire autre chose, alors là c’est gagné", s’exclame-t-elle.

Et quand on lui parle de l’univers masculin dans lequel elle se lance, le sourire de Clarisse s’agrandit de plus belle. "Au Cameroun, j’ai travaillé dans une poissonnerie où j’étais la seule fille. Certains hommes ont des idées reçues, et ce sont les mêmes qui te regrettent une fois que tu pars", ajoute la femme d’expérience. A Douala comme à Bordeaux, Clarisse ne tient pas compte des remarques désagréables. "Si un homme me dit qu’une femme ne peut pas travailler dans le bâtiment, je lui souris. Finalement, je souris aux préjugés", conclut sereinement cette princesse des temps modernes.

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Nastassia Solovjovas.

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