Billets Politique Monde Société Économie Culture Sciences Sport Médias Bordeaux
Six femmes puissantes (2/6)
Article publié le 14/04/2011

Furuzan : "Il faut avoir vécu des moments difficiles"

"J’aime entreprendre, gérer. J’ai l’esprit d’une patronne". Furuzan Demirbas annonce la couleur dès les premiers instants de l’interview. La couleur n’est pas nuancée. Plutôt rouge vif. Le rouge vif de ceux qui ont en vu de toutes les couleurs. "J’ai commencé à bosser à l’âge de 16 ans. J’ai passé 10 ans dans la restauration ", raconte cette mère de famille. "Jusqu’en 2010 j’étais dans une boulangerie chocolaterie de Bordeaux. J’avais envie de travailler pour moi, alors je me suis lancée", explique la jeune femme de 30 ans. Aujourd’hui, elle souhaite ouvrir un restaurant traiteur de spécialités turques. Mariages, anniversaires, sur place ou à emporter, le projet est ambitieux.

"Mes cousines me disent que je suis folle et mon mari s’inquiète que je ne tienne pas", avoue la jeune femme. Mais rien ne viendra la perturber : "je n’ai peur de rien, à part de Dieu". La tête dure, les pieds sur terre et "l’envie plus forte que tout", ajoute la future chef d’entreprise. Le regard sérieux et le geste précis, la jeune femme combat les moments de doute comme sur un ring. Une force de caractère qu’elle puise dans son vécu. "Pour monter son entreprise, il faut être rusé. Et pour être rusé, il faut avoir vécu des moments difficiles", affirme Furuzan.

Elle se rappelle ses débuts de coiffeuse dans un salon à Mérignac : "la patronne ne voulait pas que l’on m’appelle par mon prénom. Au salon, j’étais Mélissa. De la discrimination pure et dure", confie la jeune femme. Quand elle aura trouvé un local pour son futur restaurant "l’art de manger", c’est certain, "Furuzan" sera inscrit en rouge vif sur la carte de visite.

< Portrait précédent - Portrait suivant >

Nastassia Solovjovas.

C’est la troisième année que le CIDFF organise la formation "Entre-prise d’initiative et d’emploi". La dernière a débuté en septembre 2010 et se finit le 1er avril 2011. La première cession s’est déroulée de septembre à décembre 2010. Les filles ont pu monter un projet professionnel notamment grâce à un bilan de compétences. Le 3 janvier elles ont débuté les stages, la recherche d’emploi et la création des entreprises.
Commentez cet article !

> Page consultée 486 fois
> 0 commentaire(s)
 

imprimatur.fr on Facebook
Imprimaquoi ?

Imprimatur est le journal école de l'Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine (IJBA). Il est créé par les étudiants de 1ère année et distribué gratuitement dans plusieurs lieux publics de Bordeaux.

Vous pouvez télécharger le dernier numéro au format PDF en vous rendant sur la page d'accueil du site.


Imprimatur, journal-école de l’Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine.
Fondateur : Robert Escarpit. Directrice de la publication : Maria Santos-Sainz.
IJBA, 1 rue Jacques Ellul, 33 080 Bordeaux Cedex. Tel : 05 57 12 20 20
www.ijba.org - Association des diplômés